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sociologie des médias et du numérique, suite

Publié le 1 Janvier 2018 par redac

TV numérique

En ce qui concerne la télévision, son effort d’adaptation à la nouvelle donne du marché de l’information est également considérable. L’idée de départ, est qu’à terme, grâce à l’évolution technologique, même constat que la presse écrite, on ne vivra plus seulement une logique d’offre. Il se développera à côté de cette offre un stock documentaire qui entrera dans la logique de la demande. On verra alors apparaître des grands centres de ressources multimédias, à côté desquels se trouveront des écrans hertziens, servant de vitrines : voir le livre la fin de la télévision  du sociologue Missika.

Les domaines vers lesquels convergent les efforts de la télévision sont la culture, l’éducation, par le biais de chaînes pédagogiques, comme la Cinquième, la proximité, avec de plus en plus de décrochages locaux, et aussi, le sport, véritable nerf de la guerre numérique. Le sport, et en particulier le sport populaire ( tennis, football ), est devenu un enjeu crucial pour les diffuseurs. Des batailles homériques ont lieu pour la diffusion à la carte des rencontres sportives.

A tel point, que la télévision arrive à faire pression sur les disciplines, tentant de modifier certaines règles, dans le but de rendre le jeu plus télégénique. A ceci, une raison, le sport est devenu un élément moteur de la réussite d’une chaîne. C’est presque devenu un enjeu de survie pour les chaînes généralistes et gratuites, qui doivent lutter face aux chaînes thématiques du câble et du satellite. Cette lutte entraîne évidemment certains abus, auxquels le téléspectateur devra prendre garde.

Radios et Internet

Quant aux radios, leur credo est : la proximité. En effet, à l’heure où tous les médias s’inter-connectent, où l’information devient mondiale et quasi-instantanée, le citoyen se sent de plus en plus perdu dans cette masse de messages que lui même a du mal à déchiffrer. Il a de plus en plus besoin de repères locaux. C’est le paradoxe du multimédia et de la mondialisation de l’information. Les stations de radio l’ont bien compris et misent désormais sur ce rapport privilégié de proximité qu’elles peuvent entretenir avec leurs auditeurs.

Finalement, l’explosion du numérique et du multimédia ne sera sans doute pas un facteur de mort des médias traditionnels. Le paysage médiatique est en train de changer, et les médias font de réels efforts d’adaptation. A terme, il n’y aura sans doute pas de concurrence entre la presse écrite, l’audiovisuel et les réseaux de télécommunications, mais plutôt un rapport de complémentarité qui devrait permettre à chacun de tirer son épingle du jeu. Pourtant, il est vrai que le problème de base reste le problème financier.

Au coeur des médias traditionnels, certaines petites structures mourront sûrement faute de moyens, bien qu’elles soient les garantes d’un respect de la pluralité. Il est peut-être à craindre l’émergence de grands trusts de l’information, auquel cas la pluralité et la démocratie pourraient être menacées. Restons optimistes, et évitons le syndrôme "Big Brother".