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sociologie du livre : Nous ne découvrons pas les livres de la même manière, selon leurs genres et notre profil de lecteur

Publié le 30 Septembre 2020 par redac

Goodreads a également fait une étude de sociologie de la lecture (sur 3200 utilisateurs) pour savoir quelles sources permettaient à leurs utilisateurs de rencontrer de nouveaux titres. 96 % des sondés répondent qu'ils lisent d'abord des auteurs qu'ils connaissent déjà. Ensuite, ce sont bien sûr les amis qui arrivent en second (qu'ils soient réels, comme virtuels). Twitter et Facebook ne sont pas des lieux de découverte de nouveaux livres. Mais le plus intéressant est que Goodreads a remarqué que les gros lecteurs (+ 19 livres par an) ne découvraient pas les livres de la même manière que les lecteurs occasionnels (-12 livres par an). Les lecteurs occasionnels ont plutôt tendance à profiter des recommandations de leurs amis, alors que les gros lecteurs ont tendance à plus utiliser le système de recommandation de Goodreads. Les lecteurs de Fantaisy et de SF ont plus tendance que les autres à lire des livres d'auteurs qu'ils connaissent et à découvrir des livres par les listes établies par d'autres utilisateurs. Les lecteurs de polars sont fans des recommandations du site.

"La découverte signifie tous les points de contact nécessaires pour décider l'esprit d'un consommateur à acheter et lire un livre". En marketing, on estime qu'il faut 6 à 12 contacts avec un utilisateur pour le faire passer à l'achat. Mais plus le point de contact est fort, et moins vous avez besoin d'en avoir, rappelle Otis Chandler @otown) de Goodreads dans sa présentation.

Les livres de la longue traîne fonctionnent surtout par le bouche-à-oreille : c'est au site de lecture à être attentif à ses plus forts lecteurs. Les titres moyennement populaires, eux, reposent sur des fans, le système social est critique pour les faire ressortir. Quant aux bestsellers, l'important est de soutenir le bouche-à-oreille quand il est amplifié par les médias, conclut le directeur de Goodreads.