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TIC culture et territoires en 2001

Publié le 24 Janvier 2017 par redac

les TIC ne seraient-elles qu'au service d'une certaine rentabilité, même si les bénéficiaires en sont multiples ? Ce serait se tromper que de penser que les TIC ne servent que l'économie. Quels sont ainsi les modes de gestion des sites culturels ?
Le site Internet d'une ville a de nombreuses finalités, dont une finalité culturelle. C'est le moyen de colporter un particularisme régional à travers le monde. Aujourd'hui les localités peuvent se servir du réseau pour exprimer leur spécificité. Ainsi, Internet offre la possibilité de s'opposer à une culture globalisante. Il y a de la place pour tous, du village à la grande métropole.

L'homme mondial, c'est aussi l'homme qui, de chez lui, accède au(x) monde(s), aux différentes cultures. De plus en plus, naissent en France et en Europe, des projets culturels liés, par exemple, aux musées. Le projet Equal est expérimenté dans six villes européennes, dont Metz qui ouvre son patrimoine culturel à travers des cybermusées ou "cyberpalais" comme le Palais de la Découverte . Que ce soit pour les chercheurs, amateurs d'art, collégiens ou lycéens, le patrimoine culturel diffusé sur le web est un nouveau moyen d'accès au savoir. Aussi, dans cette optique, a été créé un centre expérimental, à Vienne, d'activité virtuelle dans le musée. L'avantage du virtuel est, dans ce cas, de pouvoir manipuler des œuvres d'art. La culture a besoin de communiquer, d'être communiquée, pour l'intérêt de tous. De cette manière la ville s'affirme par rapport à son identité propre.

Les enjeux de la culture répondent aussi à une démocratisation du savoir. Internet permet de faire en sorte que certains facteurs d'exclusion à l'accès au savoir disparaissent. Désormais, quiconque peut consulter les manuscrits de Montesquieu. De tels exemples devraient prochainement foisonner avec la mise en ligne de larges pans du patrimoine culturel.

Faut-il encore veiller à ce que l'accès aux TIC soit offert à chaque citoyen ! Par exemple, Agde ouvre une "Maison des savoirs". Celle-ci est née d'un constat : une ville moyenne est éloignée des formations supérieures et des centres d'éducation. La "Maison des savoirs" souhaite rééquilibrer cette injustice. Elle propose d'être un centre de ressources à haut débit pour sept communes.
Au-delà des enjeux économiques, les TIC favorisent l'émergence d'une pluralité culturelle. L'accès au savoir pour tous renvoie à la démocratie culturelle, et la signification du verbe communiquer retrouve son sens premier: "mettre en commun". Les cultures s'échangent, le savoir grandit.
Pour revenir un instant à une dimension plus politique, les TIC permettent une mise en commun, qu'il serait difficile d'instaurer, entre le citoyen et l'élu. Le courrier électronique constitue encore la principale utilisation d'Internet. Le "mail" opère un formidable bouleversement hiérarchique. Pour le citoyen, il devient un moyen sûr pour entrer en relation avec son élu, qu'il aurait eu de la difficulté à joindre par téléphone. Les internautes sont demandeurs, ils attendent ce service de la part du site de leur ville.

Les TIC sont perçues par les collectivités locales qui s'y investissent comme une opportunité de développement. A chaque révolution industrielle ou technique, des endroits imprévisibles ont tiré leur épingle du jeu. Les villes qui ont saisi tous les enjeux d'Internet (du moins une partie) sont prêtes à se repenser pour permettre à l'homme mondial de demain de s'y retrouver.

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